La lamproie de Planer

 

Les cours d’eau sont les vecteurs principaux de l’expansion de ces plantes. En effet, ils représentent des milieux continuellement perturbés (par les crues et l’érosion), favorables à la colonisation par des plantes invasives. L’absence de compétition pour les ressources nutritives et l’abondance de ces dernières dans les cours d’eau en font des milieux de prédilection pour ces végétaux. Le caractère invasif est dû à leur potentiel reproducteur particulièrement élevé, mais également par le manque de prédation auquel ils sont confrontés. ductionLeur intro de ces plantes exogènes dans nos contrées, s’est faite sans leurs ennemis naturels spécifiques (herbivores, pathogènes).

L’absence de ces ravageurs leur aurait permis de dépenser moins d’énergie à se défendre et donc d’en utiliser davantage à la croissance et au développement de leurs capacités compétitives. C’est ainsi, que certaines d’entre elles peuvent atteindre des tailles très importantes (plusieurs mètres de haut), avoir des feuilles énormes, ou encore, sécréter des substances toxiques. Leur présence s’accompagne d’un appauvrissement de la flore indigène normalement en place.

Les principaux impacts négatifs

  • Perte de biodiversité (étouffement de la végétation indigène ou du milieu)

  • Augmentation de l’érosion des berges (système racinaire non stabilisateur)

  • Modification physico chimique du milieu (acidification, relargage des toxines)

  • Risque pour la santé (brûlure photochimique par contact avec la sève de la grande Berce du Caucase)

  • Difficulté d’accès aux cours d’eau pour la pratique de la pêche

  • Il faut donc lutter contre ces plantes afin de restaurer la diversité rivulaire en limitant leur progression.

 

 

 

Si vous rencontrez ces plantes lors de vos sorties...

La lutte contre les plantes invasives est particulièrement délicate en raison de leur fort pouvoir de dispersion et du risque sanitaire que présente la berce du Caucase.

  • Ne pas traiter les plantes avec des produits chimiques

  • Ne pas procéder à une fauche mécanique et encore moins manuelle 

 

Contactez le Président de l’APALVA qui fera remonter à la Fédération de pêche du Calvados et au Conservatoire Fédéral des Espaces Naturels de Basse-Normandie.

 

 

 

Philippe Auzerais

Tél. : 07 81 39 53 16

 
Nous vous proposons de découvrir 3 plantes invasives :
 
      Description
      Répartition et habitat
      Reproduction
      Réglementation

Berce du Caucase

La berce du Caucase est présente chez nous depuis moins longtemps que les deux autres. Introduite dans les années 30 pour ses qualités ornementales et mellifères, elle n’est pas encore trop envahissante. Elle reste à l’état isolé ou par petits groupes, mais elle est à surveiller de très près car elle peut devenir redoutable. Pouvant mesurer de 2 à 5 mètres, elle s’impose comme la plante herbacée la plus grande d’Europe. Ses immenses feuilles, d’une longueur de 50 cm à 1 m et d’une largeur de 30 cm à 70 cm, en font une grande compétitrice pour la lumière : peu de rayons arrivent au sol et la végétation en place finit par dépérir. Lorsque les parties aériennes de la berce du Caucase meurent à la mauvaise saison, le sol est alors mis à nu et devient sujet à l’érosion. L’érosion des berges a lieu aussi durant la bonne saison car la plante ne possède pas de racines stabilisantes.

La reproduction de la berce du Caucase est aussi très efficace. Une plante produit jusqu'à 10 000 graines, qui gardent dans le sol leur pouvoir de germination jusqu'à 7 ans. Les graines sont disséminées par le vent sur de courtes distances, par les cours d'eau, par les animaux (les fruits pouvant s’accrocher aux poils des animaux). L’adaptation de cette plante aux milieux humides se voit jusque dans la forme de la graine qui lui permet de flotter.

Berce du Caucase, une plante dangereuse

Au toucher, la Berce du Caucase provoque une irritation semblable à celle de l’ortie due au liquide urticant qui se dégage de petites capsules. Et si l’irritation est exposée au soleil, elle peut se transformer en brûlures brunâtres qui ne partent plus. 

Le contact avec la sève est sans douleur et invisible car elle est incolore. Les toxines qu’elle contient sont activées par la lumière et rendent la peau extrêmement sensible au soleil, causant des dommages aux cellules cutanées superficielles (phytophotodermatites). Des brûlures se dévelopent, pouvant aller jusqu'au 3ème degrè.

La réaction phototoxique peut être activée par les rayons ultraviolets dans les 15 minutes suivant le contact, avec un pic de sensibilité entre 30 minutes et 2 heures. La réaction de la peau peut se produire de 24h à 48h après l'exposition à la sève. 

Que faire en cas d'exposition ?

Vous avez senti le contact avec la plante...

  • éliminez la sève le plus rapidement possible en évitant de l’étendre. Utilisez un papier absorbant sans frotter, puis lavez la région atteinte au savon. Rincez abondamment la région à l’eau et lavez-vous les mains;

  • changez de vêtements et lavez-les pour éviter de contaminer d’autres parties de votre corps ou des objets;

  • évitez d’exposer les zones atteintes de votre peau à la lumière (y compris la lumière non naturelle) en les couvrant (gants, pantalons longs, manches longues) pendant au moins 48 heures.

Vous avez des brûlures...

  • contactez un médecin en lui expliquant avoir peut-être été en contacte avec de la Berce du Caucase

  • évitez toute exposition au soleil pendant au moins une semaine;

  • utilisez un écran solaire pendant six mois.

Si les yeux sont atteints...

  • rincez-les abondamment à l'eau claire pendant dix minutes;

  • portez des lunettes de soleil foncées pour éviter l’exposition à la lumière;

  • consultez un médecin le plus tôt possible.

 

Renouée du Japon

 

Introduite à la fin du 19ème siècle en Belgique comme plante ornementale et fixatrice des sols, elle est maintenant présente partout en Europe. Elle peut atteindre 2 à 3 m de haut et avoir des feuilles de 15 cm de long sur plus de 10 cm de large. Elle bénéficie d’une reproduction végétative très efficace. Ses rhizomes peuvent former rapidement un réseau très dense, d’une longueur allant jusqu’à 15-20 mètres. De cette tige souterraine, se développent des tiges aériennes serrées les unes à côté des autres pour former rapidement un massif impénétrable qui étouffe les autres plantes. Elle est dotée de substances allélopathiques qu’elle sécrète dans le sol et qui provoquent la mort des autres végétaux par nécrose du système racinaire. Notons encore sa capacité à régénérer : à partir de petits fragments de tiges ou de racines (6 mm suffisent) une plante entière et donc un nouveau massif.

 

 

 

Balsamine de l’Himalaya 

Cette plante a été introduite au début du 20ème siècle dans le Nord du pays à des fins ornementales. Depuis, on la retrouve un peu partout. Plus petite que la Renouée du Japon (1 à 2,5 m de hauteur), elle est également agressive : seul individu peut produire de 800 à 2500 graines qui sont projetées hors du fruit jusqu’à 6 mètres de loin, et peuvent être disséminées par le cours d’eau. La balsamine peut également se reproduire par bouturage, ce qui lui permet de coloniser l’aval du cours d’eau lors des crues.

Les plants de balsamine forment des massifs assez denses laissant peu de chances aux plantes indigènes. C'est une plante annuelle très déstabilisante pour les berges qui sont laissées nues en hiver.

 

Sources : Fédération de la Pêche du Calvados / Agir pour la Diversité de la Nature / Life Loutre /  Portail Santé Québec

© 2020 Association des Pêcheurs A la Ligne de la Vallée d'Auge  AAPPMA                         Mentions légales

  • Facebook - White Circle
  • Instagram - White Circle